02/02/2014

Même le plaisir.

Au café cet après midi, tranquille,
assise à une table de 4 personnes,
il fait chaud, il est 16 heures,
le dimanche est languide, bleu, intérieur

Je suis à ma table
je lis le journal distraitement, un rayon de soleil me caresse la manche

Un couple à côté de moi attire mon attention

La femme, une brune, a une mine basse
on dirait qu'elle pique du museau
l'homme, la cinquantaine, blond, pas mal,
lui parle à voix basse

Tout ce qui se dit à voix basse attire mon oreille

Il dit  : " les séparations, c'est un moment difficile,
celui qui part perd tout,
il faut le savoir."
"Moi, quand je suis parti, je n'avais qu'un sac.
j'ai tout laissé et presque rien récupéré."

Je sens qu'il veut la prévenir de ce qui l'attend,
quand on part, on part léger
on renonce au confort, on file vers le vide, le blanc

C'est la moindre des choses, non.

Elle ne dit rien,  son grand nez se rapproche du bois de la table,
je pressens qu'elle est juste avant le départ.

Ca me rappelle quand je suis partie,
un samedi, avec un sac à l'épaule

Je m'en souviens comme si c'était hier

Cette impression grisante et désespérée
de partir sans savoir où l'on va,
avec le visage déformé au dessus de soi de celui qu'on laisse
et qui plane, comme une sanction,
comme un cauchemar

Donnez moi une chose qui n'est pas  difficile

Même le plaisir.



3 commentaires:

Anonyme a dit…

Le plaisir est un moment de douleur durant lequel la vie a la tête en l'air.

desbonnet chrys a dit…

je suis parti un lundi de fin novembre
je suis rentré du travail
j'en pouvais plus des ses humeurs de ses insultes
j'ai pris un sac , quelques affaire ,
j'ai laisser 5 ans d'une vie
mon chien que je ne pouvais prendre
la plus grande dechirure bien plus que la fin de cet amour
je suis partie vers l'inconu , je n'avais pas peur j'avais la force juste pleurer pour ma petite bête que je laissais
chrys

desbonnet chrys a dit…

e suis parti un lundi de fin novembre
je suis rentré du travail
j'en pouvais plus des ses humeurs de ses insultes
j'ai pris un sac , quelques affaire ,
j'ai laisser 5 ans d'une vie
mon chien que je ne pouvais prendre
la plus grande dechirure bien plus que la fin de cet amour
je suis partie vers l'inconu , je n'avais pas peur j'avais la force juste pleurer pour ma petite bête que je laissais
chrys