tout le monde se fout de tout
quand parfois je reste seule et que je le regarde partir
c'est un abandon
je reste bébé sans mère
enfant sans regard
girouette sans direction
longues minutes dans le corps
à se chercher un but
une aiguille où se raccrocher
derrière les carreaux
je regarde le temps qu'il fait
je suis les nuages des yeux
endolorie,
étouffée de ce que je comprends à peine,
cette vague sombre qui me recouvre
comme un drap
je pourrais m'enterrer des heures
visage neutre
à la table du salon
m'allonger sur la moquette
et toucher du doigt un morceau de tapis recourbé
rester ainsi
entre la mort et la vie
un insecte
puis une idée vient et tourne
elle devient le centre
alors je me lève
et je la laisse déplier son éventail,
je revient à la vie
rendue au mouvement, au geste,
je suis revenue.
6 commentaires:
Le rêve...Vous, votre univers, onirique et spirituel...Je l'aime. Merci pour votre poésie...Bien à vous.
gaga mais élégante. Amitiés
Tout le monde... Mais pas la terre entière.
"Jolie plume".
Un Singe.
Un recueil ?
J'adorerais les relire
reliés
ou pas
mais juste pour moi
dans le creux de mon sac
allongée dans un parc
calée dans mon lit
please...
courez chez un éditeur
Paula Red
Me fait songer à quelques mots fredonnés : "Voir les trains s'éloigner..."...
Comme ça se creuse, parfois, le vide laissé de ceux qui vont. Mais celui-ci m'évoque ces départs définitifs, comme si c'était de l'essentiel de soi qui s'en était allé...
Un temps de silence dans ce monde de fou ! Ou tout le monde court, crie... Ce silence ou l'on se pose, que l'on ressent la vie en nos corps. On la ressent d'abord allourdie par le bruit qui l'entoure mais tellement fragile pourtant.
BISES
SABINE
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